Certaines images arrivent sans demander. D’autres restent, même quand on détourne le regard.

Il y a des corps qui ne posent pas.
Des objets qui attendent.
Des surfaces qui respirent encore.

La lumière touche, puis se retire.
Le cadre retient ce qui aurait pu disparaître.

Rien n’est prouvé ici.
Rien n’est nommé.

Les images existent comme existent les choses laissées sur une table après que quelqu’un soit parti.

Parfois, une main humaine.
Parfois, un rêve sans corps.
La différence importe peu.

Ce qui compte, c’est le silence entre deux images, le temps qu’elles prennent à se déposer.

On ne regarde pas pour comprendre.
On regarde parce que quelque chose insiste.

Et si une image te suit en sortant, ce n’est pas volontaire.